CP - Journée mondiale de l’endométriose
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 31 MARS 2026
À l’occasion du 29 mars, désignée comme Journée mondiale de l’endométriose, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes rappelle que cette maladie gynécologique chronique constitue un enjeu majeur de santé publique, mais également d’égalité entre les femmes et les hommes. En France, l’endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes, soit près d’une femme sur dix[1].Longtemps invisibilisée, voire banalisée, l’endométriose provoque des douleurs parfois invalidantes et altère fortement la qualité de vie et la fertilité.
La stratégie nationale lancée en 2022 a marqué une avancée importante dans la reconnaissance institutionnelle de cette pathologie, avec pour ambition de renforcer la recherche, d’améliorer l’offre de soins sur l’ensemble du territoire et de mieux former et informer. Alors que cette première stratégie est arrivée à son terme, la Journée mondiale de l’endométriose doit être l’occasion d’en dresser un bilan clair. Dans le cadre de France 2030[2], 25 millions d’euros ont été mobilisés pour la recherche sur la santé des femmes et des couples, avec un volet dédié à l’endométriose. En 2025, l’expérimentation du test salivaire Endotest a également été lancée dans 100 hôpitaux.
Ces évolutions ne doivent toutefois pas masquer les difficultés persistantes : inégalités territoriales d’accès aux soins, insuffisance de formation des professionnels de la santé, errance diagnostique, insuffisante reconnaissance de la douleur et prise en compte trop limitée des conséquences scolaires, sociales et professionnelles de la maladie. A ce titre, le HCE appelle à :
Renforcer l’information sur le suivi gynécologique, afin de mieux aviser les femmes et les jeunes filles sur les signes d’alerte de l’endométriose, sur l’importance d’un suivi régulier et sur les recours possibles en cas de symptômes persistants. Un suivi gynécologique de proximité, accessible et régulier demeure l’un des leviers les plus efficaces pour identifier tôt des douleurs anormales, orienter les patientes vers des structures spécialisées et réduire les délais de diagnostic.
Sensibiliser à la santé menstruelle et gynécologique dès le collège et au lycée pour permettre à toutes les jeunes filles de reconnaître ce qui relève d’un symptôme et non d’une fatalité.
Accorder aux douleurs menstruelles ou pelviennes intense, durable ou invalidante une écoute attentive, une évaluation approfondie et, si nécessaire, une orientation vers un parcours diagnostique adapté. La reconnaissance et la prise en charge précoce de ces douleurs sont indispensables pour limiter les impacts médicaux, professionnels et sociaux de la maladie.
“ La Journée mondiale de l’endométriose ne doit pas seulement être un temps de sensibilisation. Elle doit engager une responsabilité publique. Reconnaître l’endométriose, c’est reconnaître pleinement la réalité des douleurs vécues par les femmes, les conséquences concrètes de la maladie sur leurs trajectoires de vie, et l’exigence d’une réponse collective à la hauteur de cet enjeu. ” - Bérangère Couillard, Présidente du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.