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Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes

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Intervention de Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité, devant le Comité de Direction de l’Agence Française de Développement

25 janvier 2017

Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE), est intervenue le 17 janvier 2017 devant le Comité de Direction de l’Agence Française de Développement (AFD), à l’invitation de son Directeur général, Rémy Rioux.

Cette invitation de Rémy Rioux s’inscrit dans la lignée de son engagement pour l’égalité ; il a, par exemple, fait figurer le genre parmi les 8 chantiers du nouveau Plan d’Orientations Stratégiques de l’AFD. Il a également nommé un binôme composé de Sandrine Boucher et André Pouillès-Duplaix, qui a pour mission d’amplifier et d’accélérer la dynamique déjà engagée.

La Présidente a axé son intervention sur les politiques d’égalité femmes-hommes en France et l’intégration des enjeux de genre dans les projets et programmes d’aide au développement. Le HCE est chargé de l’évaluation annuelle de la mise en œuvre de la 2e Stratégie Genre et Développement 2013-17 par le Ministère des Affaires étrangères et l’AFD. Danielle Bousquet a évoqué les principales conclusions et recommandations du rapport d’évaluation de la mise en œuvre en 2015 de la stratégie Genre et Développement du HCE, rendu public en octobre 2016.

Danielle Bousquet a évoqué la réalité des inégalités et des résistances dans les pays partenaires du Sud. Elle a également souligné que l’accès des femmes à leurs droits sexuels et reproductifs, pour avoir la maîtrise de leur fécondité, est la condition préalable à leur autonomisation et à l’affirmation de leurs autres droits politiques, économiques et sociaux.

La Présidente a rappelé l’importance du portage politique et hiérarchique de la question du genre pour sa bonne appropriation par l’ensemble des agent.e.s, et s’est félicitée que le Directeur général et les membres du Comité Directeur en aient fait un chantier prioritaire.

Elle a salué la qualité de la documentation opérationnelle développée par l’AFD depuis 2014 (boîtes à outils sectorielles, profils pays...), et les formations en matière de genre mises en place dont devrait à terme bénéficier l’ensemble du personnel. Elle a aussi invité au renforcement de l’équipe de coordination pour conforter la dynamique.

Elle a encouragé l’AFD, dans l’attente des propositions du binôme, à tirer le meilleur parti des outils existants pour faire passer de 17% (en 2015) à 32% la part des engagements financiers bilatéraux intégrant le genre. Cela avant d’atteindre l’objectif des 50% de financements, fixé dans la stratégie genre et développement 2013-17.

Rappelant que l’autonomisation des femmes et la lutte contre le changement climatique ont été érigées en priorités transversales dans la Loi d’orientation et de programmation relative à la politique de Développement et de Solidarité internationale du 7 juillet 2014, elle a réaffirmé sa confiance en la capacité de l’AFD d’atteindre prochainement l’objectif de 50% de projets à co-bénéfice genre, comme l’AFD a réussi à le faire pour le climat. La combinaison de ces deux objectifs figurait déjà dans le plaidoyer « les femmes actrices de la lutte contre les dérèglements climatiques », publié en amont de la COP 21.