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Campagne Numéricable reconnue sexiste par le Jury de Déontologie de la Publicité : sexisme dans la publicité, vers une tolérance zéro

4 avril 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du 4 avril 2014

 

 Campagne Numéricable reconnue sexiste par le

Jury de Déontologie de la Publicité :

sexisme dans la publicité, vers une tolérance zéro

 

Le Jury de Déontologie de la Publicité (JDP) a jugé fondée[1] la plainte du HCEfh relative à la publicité de la société Numéricable promouvant sa nouvelle technologie avec le slogan : « Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis », le 6 janvier 2014.

La publicité contrevient aux principes déontologiques publicitaires de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP). La Recommandation Image de la personne humaine Stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux formule en son alinéa 2-2 que « la publicité ne doit pas cautionner l’idée de l’infériorité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social, notamment en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société ».

En l’espèce, le slogan « Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis » véhicule les stéréotypes de sexe « les femmes sont versatiles et peu fiables ». Les femmes sont assignées par cette publicité au registre de l’émotif, de la sensibilité, de l’indécision plus que de la raison. Ces stéréotypes de sexe sont négatifs, péjoratifs et dévalorisants, et ont des conséquences très concrètes et fortes au détriment des femmes, notamment dans leur accès aux responsabilités.

Ces stéréotypes de sexe ne sont pas nouveaux. Les arguments de la versatilité, de l’émotion et de l’incapacité à raisonner par elles-mêmes justifièrent jusqu’en 1944 de leur refuser le droit de vote et d’éligibilité. Aujourd’hui encore les mêmes arguments légitiment des discriminations conduisant à ne pas confier à des femmes – au motif de leur sexe - des responsabilités, ou une fonction d’autorité.

Le HCEfh se réjouit donc que le JDP, instance qui assure l’autorégulation des publicitaires, reconnaisse la présence de stéréotypes de sexe et la condamne. Aux côtés des pouvoirs publics, il en va de la responsabilité des acteurs de la publicité de ne pas reproduire les stéréotypes de sexe.

Il en va également de la responsabilité de chaque citoyenne et citoyen. Le HCEfh invite chaque témoin de sexisme dans la publicité à saisir en ligne le JDP : http://www.jdp-pub.org/Deposer-une-plainte-relative-au-contenu-d-une-publicite.html.

 

Le HCEfh rendra prochainement un rapport relatif à la lutte contre les stéréotypes à Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

 

Contact  : Claire Guiraud - Responsable de la communication et des relations presse

06 09 14 43 06 - 01 42 75 86 94 - claire.guiraud@pm.gouv.fr

Le HCEfh a été créé par décret du Président de la République en janvier 2013. Cette instance consultative indépendante placée auprès du Premier ministre est composée de 73 membres. Le HCEfh a pour mission la concertation, l’évaluation des politiques publiques, l’animation du débat public et la formulation de recommandations en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.